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Jean-Luc Fonck Chanteur et écrivain

Jean-Luc, leader du groupe Sttellla, nous parle de ses multiples jobs ´tudiants.

Jean-Luc Fonck, quels jobs étudiant as-tu effectués ?

J’ai travaillé dans un magasin de bricolage pendant les mois d’été. J’ai aussi nettoyé des bureaux, une fois qu’ils étaient fermés, de 17h à 21h. J’ai travaillé pour un groupe pharmaceutique, où il fallait nettoyer des endroits remplis de rats et d’autres bestioles. Ce n’était vraiment pas bien payé, mais il n’y avait aucune compétence requise pour ce job.

Plus tard, j’ai aussi déchargé des avions à l'aéroport la nuit et le week-end. C’était tarif double mais il fallait faire des sacrifices : les sorties n’étaient plus possibles !

Quels souvenirs as-tu gardés de tes jobs étudiant ?

Quand je travaillais dans le magasin de bricolage, je n’y connaissais rien, alors je me faisais constamment engueuler. Finalement quand un client me posait une question, je répondais que je venais du stock, ou alors je disais qu’il n’y avait pas le produit en question ; si on me demandait de comparer deux produits, je répondais au hasard, je disais « ah on a vendu le dernier hier », alors que c’était faux…D’ailleurs, on dirait que ça continue puisque les vendeurs disent « J’ai le même à la maison ». J’ai vite compris qu’il fallait faire l’andouille plutôt que de dire que je ne savais pas. Franchement, on s’amusait bien !

Comment t’es-tu débrouillé pour trouver tous ces jobs ?

Je regardais les petites annonces, c’était vraiment facile à l’époque. Il n’y avait pas de problème d’emploi au début des années 70. Tous les étudiants trouvaient un job parce que les employés avaient de l’argent pour partir en vacances. Maintenant les jobs étudiants sont occupés par des gens qui travaillent vraiment.

Et puis on se serrait les coudes entre copains : on se présentait souvent à trois, avec le groupe.

Quel job as-tu le plus apprécié ? Lequel t’a le moins plu ?

Vraiment, je n’ai aucun mauvais souvenir de mes jobs étudiant. Les horaires ne me faisaient pas peur, je n’ai jamais dû faire du travail en plus qui n’était pas prévu, j’ai toujours été payé. Tout s’est toujours bien passé! Finalement, même quand tu te dis que tu serais mieux ailleurs, tu touches ton argent à la fin du mois et tu fais plein de concerts. Alors, tu sais pourquoi tu l’as fait.

A quoi consacrais-tu ta paie?

Lorsque j’étais en humanités, je travaillais pour payer du matériel pour Sttellla, des amplis par exemple. On n’a jamais demandé de l’argent à nos parents pour le groupe. Quand on avait de l’argent dans la caisse, on le partageait et on s’aidait en se trouvant des petits boulots. J’ai eu de la chance de toujours trouver du travail et d’avoir toujours été bien payé.

Quelle a été ta plus belle expérience ?

Décharger les avions à l'aéroport reste parmi mes meilleurs souvenirs. Chaque fois qu’un avion arrivait, on allait le décharger. Parfois, on déchargeait pendant 8 heures d’affilée, mais d’autres fois, c’était juste une heure pendant la nuit. Tout se faisait manuellement, il n’y avait pas encore de transpalette à l’époque. On était une trentaine, on buvait des bières et on jouait aux cartes, on faisait des courses avec les voiturettes électriques des bagages…

Au final, qu’as-tu retenu de cette expérience de jobiste ?

J’ai toujours aimé travailler parce qu’on rencontre plein de gens, de milieux autres que le sien, avec d’autres affinités, d’autres goûts musicaux ; des parcours de vie différents, d’autres âges…On apprend sur le tas. Il n’y a pas que l’argent, on peut aussi grandir grâce à l’expérience des autres. Même si je ne suis jamais resté assez longtemps que pour faire mûrir une relation, j’ai rencontré des gens sympas et si je devais retenir quelque chose, c’est vraiment l’ouverture aux autres.

www.sttellla.be(Nouvelle fenêtre)

Photographie © Magali Bonczijk