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Adrien Devyver Journaliste à la RTBF

Adrien nous dévoilait il y a peu les coulisses de The Voice, il nous révèle aujourd'hui - sans chichis - son passé d'étudiant multijobiste !

Adrien, as-tu beaucoup travaillé lorsque tu étais étudiant ?

Je n'ai pas arrêté ! Des jobs étudiants, j'en ai fait toute une flopée ! Pour n'en citer que quelques-uns : j'ai été serveur à la brasserie du Château de la Hulpe, réassortisseur dans une grande surface à Waterloo, travailleur administratif au Ministère des Finances puis dans un bureau d'avocats spécialisé dans le droit des marques, promo boy dans plusieurs événements, moniteur de sport à l'Adeps, professeur de tennis privé... Il faut dire qu'après mes études de kiné j'avais besoin de rentrées d'argent tous les mois, puisque j'ai dû assumer tout seul mes études de journalisme. Mais même avant ça, mes parents m'ont toujours poussé à me débrouiller financièrement, et aujourd'hui je leur en suis vraiment reconnaissant.

Comment t'es-tu chaque fois débrouillé pour trouver tous ces jobs ?

Je n'ai jamais eu de difficulté à trouver rapidement un job : pour moi, tout est une question de motivation ! Bien sûr, il y a les pistons qui te tombent parfois dessus opportunément (mon grand-père a été directeur au Ministère des Finances), ou les agences intérim qui peuvent être d'une grande aide (celle où j'étais inscrit était vraiment efficace, elle me contactait très régulièrement pour me faire des propositions), mais la méthode la plus efficace reste la communication et l'initiative personnelle : j'ai toujours décroché mes jobs en discutant avec des gens ! Surtout, il ne faut pas hésiter à foncer, à se faufiler dans une brèche à peine ouverte, à enfoncer des portes. Dès que tu entends parler de la moindre opportunité, tu prends ton téléphone et tu appelles, c'est aussi simple que ça. Si j'ai un autre conseil à donner, c'est de ne pas être regardant sur le type de travail à effectuer, surtout au début : quand tu auras rencontré plein de gens dans tes premiers jobs, tu commenceras à multiplier les filons à gauche et à droite, et là tu pourras faire des choix.

Quel job as-tu le plus apprécié ? Lequel t'a le moins plu ?

Je n'ai eu que de bonnes expériences : peu importe le travail à faire, j'y ai toujours trouvé mon compte, notamment grâce à toutes les rencontres que je faisais chaque fois. Travailler comme jobiste, c'est avoir l'occasion de rencontrer des gens de ton âge avec qui tu partages plein de choses parce que vous avez les mêmes centres d'intérêt, mais qui t'apportent aussi énormément puisqu'ils ne viennent pas du même milieu que toi, ne font pas les mêmes études...

Disons que je retiens particulièrement les avantages que m'offraient certains jobs. Par exemple, quand je distribuais (tous les jours de la semaine et un peu partout en Belgique !) des produits promotionnels à la sortie des écoles pour une grande marque de chocolat, je pouvais garder la voiture qui servait à mes déplacements et j'avais droit à une carte essence ! Le job dans le cabinet d'avocat n'était pas mal non plus : je pouvais effectuer le travail plutôt ennuyeux d'encodage des procédures depuis chez moi, grâce à la connexion internet.

Ce qui était plus difficile pour moi, c'était les horaires matinaux... Quand je travaillais dans une boulangerie du Sablon le dimanche matin, j'avais déjà du mal à sortir de mon lit, mais me lever à 5h du matin pour remplir tout le rayon crèmerie absolument glacial d'une grande surface, c'était encore pire ! En plein mois de vacances d'été il fallait savoir gérer, parce que ça devenait chaud avec les sorties entre potes le soir. En tout cas, on peut dire que ça m'a formé à la débrouillardise !

Est-ce que ton salaire te satisfaisait toujours ? Et qu'en faisais-tu ?

Je n'ai jamais eu à me plaindre. Bien sûr, au tout début je n'étais pas payé au même barème qu'avec quelques années de plus, parce que j'avais à peine 17 ans. Mais j'ai terminé avec 10€ de l'heure, ce qui était très bien. Là où j'ai gagné le plus d'argent, c'est en travaillant dans l'Horeca, parce que je recevais pas mal de pourboires. Evidemment si tu cherches à gagner plus, tu dois t'investir en conséquence, et ne pas refuser les horaires de weekend et de soirée.

Sinon, avant que je ne paie moi-même mes études avec l'argent gagné, je me souviens avoir acheté ma première mobylette (dans le dos de mes parents !) grâce à mes jobs étudiants. De manière générale, mon salaire servait surtout à améliorer mon train de vie et à partir en vacances.

Au final, qu'as-tu retenu de cette expérience de jobiste ?

Mes jobs étudiants m'ont vraiment préparé à la vie professionnelle et à la vie « d'adulte » en général : tu apprends à te faire une place, à travailler en équipe, à respecter les horaires, à gérer un budget... Plus qu'un moyen de gagner de l'argent, ces jobs ont donc été pour moi un véritable tremplin ! Et si mes parents ne m'avaient pas poussé à travailler pour payer mes études, je ne pense pas que je serais devenu ce que je suis aujourd'hui. Je connais d'ailleurs un gars qui a fait de son job étudiant son métier, tellement il a adoré ! Comme quoi, le fait de toucher à tout permet de découvrir plein de choses.

Et puis, certaines rencontres que j'ai faites lors de mes jobs étudiants sont devenues des potes que je fréquente toujours aujourd'hui. Or, j'ai l'impression que toutes ces rencontres, ces contacts, ce sont des choses qui se perdent complètement : maintenant, les jeunes passent beaucoup plus de temps sur Internet et se contentent des relations virtuelles, ce que je trouve vraiment dommage !